Les droits de l’homme sont essentiels pour construire le monde que nous voulons

Déclaration de Michelle Bachelet, Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, à l’occasion de la Journée des droits de l’homme 10 décembre 2020

2020 est une année qu’aucun d’entre nous n’oubliera. Une année terrible et dévastatrice qui nous a marqués, à bien des égards.Au moins 67 millions de personnes ont été infectées et 1,6 million ont trouvé la mort dans une pandémie qui est loin d’être terminée.La COVID-19 a eu un impact dévastateur sur les économies des pays et sur l’emploi, les revenus, l’éducation, la santé et l’approvisionnement alimentaire de centaines de millions de personnes.Elle a également engendré un revers massif pour le développement, pour les efforts d’éradication de la pauvreté et l’amélioration du statut des femmes et des filles.

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Communiqué de presse : Les gouvernements doivent protéger les femmes victimes de violence pendant la pandémie de coronavirus

ARTICLE 19 Afrique de l’Ouest a appelé aujourd’hui les gouvernements à faire plus pour protéger les femmes contre la violation la plus répandue des droits de l’homme : la violence contre les femmes.

Les femmes continuent de subir différentes formes de violence, notamment psychologique, sexuelle et physique, qui peuvent même entraîner la mort. Une étude du Programme des Nations Unies pour le Développement a montré que près de 90 % des personnes ont des préjugés sur les femmes. 

Cette année dans certains pays, la violence à l’égard des femmes a considérablement augmenté avec la pandémie de coronavirus.

ONU FEMMES
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Pourquoi la Campagne Tous unis contre les violences?

Lancée en 2008, la campagne Tous UNiS est une initiative amenée à être renouvelée chaque année dans le but de prévenir et d’éliminer la violence à l’égard des femmes et des filles partout dans le monde. Tous UNiS invite les gouvernements, la société civile, les organisations féminines, les jeunes, le secteur privé, les médias et l’ensemble du système onusien à unir leurs forces pour lutter contre la pandémie mondiale de violence subie par les femmes et les filles. La campagne s’appuie sur les cadres juridiques et politiques internationaux existants et coordonne les efforts de tous les bureaux et de toutes les agences des Nations Unies qui œuvrent à la prévention et à l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles.

Le partenariat entre le PNUD et ONU Femmes a permis d’inaugurer un outil de suivi international de la lutte contre la Covid-19 selon une perspective de genre, le COVID-19 Global Gender Response Tracker. Il permet de surveiller les mesures politiques adoptées par les gouvernements du monde entier pour faire face à la crise de Covid-19, et de mettre en évidence celles qui intègrent une perspective de genre. Cet outil prend en compte les mesures nationales qui concernent directement la sécurité économique et sociale des femmes, y compris le travail non rémunéré, le marché de l’emploi et la violence à l’égard des femmes.

Les organisations de la société civile et les organisations de défense des droits des femmes sont aux avant-postes de la lutte contre la violence à l’égard des femmes et des filles dans le contexte de la Covid-19. Grâce à une évaluation rapide des données, le Fonds d’affection spéciale de l’ONU pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes (Fonds d’affectation spéciale de l’ONU) informe les bénéficiaires des risques accrus de violence et des mesures à prendre pour y remédier. Vous pouvez soutenir ce travail pour qu’aucune femme ni fille ne soit laissée pour compte.

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Orangez le monde : financez, intervenez, prévenez, collectez !

 

Les principaux facteurs de risque de la violence à l’égard des femmes et des filles, notamment les pénuries de nourriture, le chômage, l’insécurité économique, la fermeture des écoles, les flux migratoires massifs et la menace de troubles civils, ont été exacerbés par la pandémie de Covid-19. Les actes de violence envers les femmes et les filles se sont démultipliés, en particulier les manifestations physiques, psychologiques, sexuelles et économiques de la violence domestique alimentées par l’insécurité alimentaire et économique dans les foyers et des conditions de vie restreintes par des mesures de confinement et d’isolement social. Les fermetures d’écoles, l’insécurité financière et alimentaire augmentent le risque de violence envers les filles, survivantes d’exploitation et de harcèlement sexuels et mariées précocement.


 La campagne des 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre est un événement international qui a lieu chaque année. Elle démarre avec la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le 25 novembre, et s’achève lors de la Journée des droits de l’homme, le 10 décembre, rappelant ainsi que la violence à l’égard des femmes constitue la violation des droits fondamentaux la plus répandue dans le monde. Créée en 1991 par des activistes du premier Institut international pour le Leadership des femmes, sa coordination est chaque année relayée par le Centre pour le Leadership global des femmes. Son rôle est stratégique et permet à des particuliers, à des institutions et à des organisations du monde entier qui appellent à la prévention et à l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles de s’organiser.
Le 11 mars 2020, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qualifiait l’épidémie de Covid-19 de pandémie mondiale. Le monde a subséquemment connu une flambée de violence à l’égard des femmes et des filles, une violence d’abord domestique1. On a pu observer le rôle de premier plan des organisations de défense des droits des femmes et des organisations de la société civile (OSC) qui ont mis en place des systèmes d’alerte rapide et se sont efforcées d’adapter la prestation de services spécialisés et d’intégrer la violence à l’égard des femmes et des filles aux plans d’intervention contre la Covid-19.

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L’ONG FEDEP et l’Association ADD lancent une vidéo d’appel à la paix et à la cohésion sociale  »« Pottal Nan Gnôkhôn Mouna An Na Djamana Kônô »

L’Association Art pour le Développement (ADD) et L’ONG Femmes, Pouvoir et Développement (FEDEP) présentent :

« Pottal nan gnôkhôn mouna an na djamana kônô »

‘’La paix, rien ne vaut la paix dans notre pays’’

*Contexte: La période électorale dans la plupart des pays africains, enregistre des troubles sociaux. Ce qui impacte fortement la stabilité politique et l’unité nationale. Notre pays la République de Guinée, n’est pas en marge de ces troubles sociaux qui fragilisent le tissu social et le secteur économique. Pour prévenir des conflits ethnocentriques et politiques aux prochaines échéances électorales, il est important d’initier un projet d’appel à la paix et à la cohésion sociale.

*Objectif: Court métrage pour sensibiliser les citoyens avant, pendant et après les prochaines échéances électorales en Guinée, afin que le pays connaisse des élections apaisées.

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L’ONG FEDEP prend part au PSCC-Talk sur le thème : « Elections, Droits Humains et Sécurité en Afrique de l’Ouest et au Sahel »

PSCC-TALK

Ce Jeudi 03 septembre 2020, l’ONG FEDEP était invité au dialogue PSCC TALK sur le thème : « Elections, Droits Humains et Sécurité en Afrique de l’Ouest et au Sahel ». Ce dialogue virtuelle organisée par le Bureau Paix et Sécurité Centre de Compétence Afrique Subsaharienne en partenariat avec Friedrich Ebert Stufting.

Contexte

L’Afrique de l’ouest et le Sahel sont confrontés à de multiples crises depuis des décennies. On peut ainsi évoquer les problématique liées à la sécurité, au respect des droits humains, à la gouvernance ou encore celles en relation avec les élections. Lors de chaque période électorale, on remarque des violations des droits humains avec des scènes de manifestations violemment réprimées et des manifestants arrêtés, blessés ou encore tués.

L’Afrique subsaharienne doit faire face à l’implantation des groupes terroristes qui profitent de la fragilité des Etats et de l’incapacité desdits Etats à résoudre des problèmes structurels de base tels que l’éducation, la santé, l’alimentation, etc pour avoir la confiance des populations et s’installer. Cette installation opérée par la violence et la peur renvoie à la questions de la violation des droits de l’homme et de l’impunité. On note l’existence d’une justice parallèle dans les zones occupées par ces groupes qui concurrence voire remplace  la justice étatique. De l’autre côté, les Etats d’Afrique subsaharienne ont signé la majorité des textes internationaux consacrant le respect des droits de l’homme mais ne sont pas en reste en termes de violations.

Aujourd’hui, on remarque aussi que dans plusieurs Etats de la région, de plus en plus de dirigeants s’efforcent de modifier les règles afin de consolider leur emprise sur le pouvoir et refusent d’abandonner leur poste à la fin de leur mandat. Certains experts n’hésitent plus à affirmer que la CEDEAO : « est confrontée au défi croissant d’un recul démocratique. » L’exemple récent du Mali, marqué par un coup d’état des militaires en est une parfaite illustration.

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