Décryptage analytique de l’émission sur Gangan TV sur les Violences faites aux femmes avec #FemmeVision2030

asset_1-_logo-width-480‘’ Il faut que la justice joue son rôle pour mettre fin à l’impunité dans les cas de viols en Guinée’’ Fatoumata Chérif, Coordinatrice de la Campagne #FemmeVision2030
L’humanité a célébré le vendredi 25 Novembre, la journée mondiale pour l’élimination des violences faites aux femmes.
Pour rappel, C’est en 1999 que l’Assemblée générale des Nations Unies par sa résolution 54-134 a proclamé la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Cette date a été choisie en mémoire des sœurs Mirabal, de la République dominicaine, brutalement assassinées en 1960. La Journée leur rend hommage et invite le monde entier à dénoncer la violence sexiste.

A l’occasion des #16JoursdActivisme initiés par les Nations Unies pour l’élimination des violences faites aux femmes du 25 Novembre au 10 Décembre 2016 journée des Droits de l’homme, #FemmeVision2030 a lancé une campagne sur les violences basées sur le genre en lien avec les objectifs du développement Durable.
Les violences faites aux femmes sont physiques, sexuelles, psychologiques
La lutte contre ces violences est inscrite dans le nouvel agenda de développement durable en son objectif 5: ‘’Egalité des Sexes, Egalité des chances, lutte contre les violences basées sur le genre, et l’autonomisation’’.
Autonomiser les femmes et promouvoir l’égalité entre les sexes est déterminant pour accélérer le développement durable. Mettre fin à toutes les formes de discrimination envers les femmes et les filles constitue un droit humain fondamental, qui se répercute positivement sur tous les autres domaines de développement.
Parvenir à l’égalité en milieu de travail entre l’homme et la femme
L’exploitation et la violence sexuelles, la répartition inégale du travail domestique et des tâches non rémunérées, ainsi que la discrimination dans la prise de décisions publiques, constituent encore des obstacles de taille.
Rendre accessibles à tous les soins de santé en matière de sexualité et de procréation, ainsi que donner aux femmes le droit aux mêmes ressources économiques telles que les terres et la propriété, sont des cibles primordiales pour réaliser cet objectif.
Les femmes sont désormais plus nombreuses que jamais dans la fonction publique, mais encourager l’occupation des postes de direction par des femmes dans toutes les régions contribuera à renforcer les politiques et les lois en faveur d’une plus grande égalité hommes-femmes.
La violence contre les femmes est une violation des droits de l’homme.
La violence contre les femmes résulte d’une discrimination à l’égard des femmes, tant dans le droit que dans les faits, ainsi que de la persistance d’inégalités entre hommes et femmes.
La violence contre les femmes a de lourdes conséquences et peut empêcher la réalisation de progrès dans certains domaines, comme l’élimination de la pauvreté, la lutte contre le HIV/sida et la paix et la sécurité.
La violence contre les femmes est un problème mondial. Jusqu’à 70 pour cent des femmes sont victimes de la violence au cours de leur vie.
Le manque inquiétant de financement est l’un des principaux obstacles aux efforts déployés pour prévenir et éliminer la violence à l’égard des femmes et des filles de tous horizons. Les initiatives de prévention et d’élimination de la violence à l’encontre des femmes et des filles manquent donc cruellement de ressources.
LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES EN CHIFFRES
Cas guinéen:
Selon des statistiques rendues publiques en 2009, dans notre pays,
  • 4,7 % ont été victimes d’injures, 45,9 % cent de gifles contre 72,7 pour cent de bastonnades.
  • 7, 8% de Guinéennes, vivent la peur au ventre sous le poids des violences verbales de leur conjoint.
  • 16,1% des femmes sont victimes de harcèlement sexuel,
  • 16,1% des femmes en sont victimes sans que les auteurs ne subissent sanction.
24,4 % des femmes guinéennes sont victimes de viols .
De récentes études du Ministère de l’Action sociale ressortent ces chiffres :
  • 33,7% des cas d’abus sexuels notifiés, on parle 10,3 pour cent d’exploitation sexuelle.
  • 96% des femmes ont été victimes de harcèlement sexuel
  • 3 filles sur 7 sont mariées avant 17 ans soit un taux de 76 %.
  • 80% des femmes guinéennes sont victimes de violence physique ou psychologique,
  • 50% des victimes de violence sexuelle souligne une étude du ministère de l’action sociale et de la promotion féminine,
97 % des femmes et des filles âgées de 15 à 49 ans ont subi mutilations génitales féminines et/ou une excision. Selon un rapport du Haut Commissariat des Nations Unies Pour les droits de l’homme.Une étude de l’Institut national de la statistique a ainsi montré que leur proportion est passée de 65 à 76 % entre 1999 et 2012,
Selon le rapport, la persistance des MGF/E est en grande partie le résultat de l’absence d’action de la part des autorités judiciaires. « En règle générale, les textes juridiques interdisant les MGF/E ne sont pas respectés… Chaque année, pendant les vacances scolaires, des milliers de jeunes filles sont excisées dans tout le pays… au vu et au su des officiers de police judiciaire, des procureurs et des juges d’instruction », indique le rapport.
Des sources du Ministère de l’Action Sociale nous indique qu’une stratégie pour l’éradication des violences faites aux femmes est en cours d’élaboration avec l’appui des partenaires bi et multilatéraux Uen forme d’observatoire cible cinq axes prioritaires :
  • La prévention ;
  • la prise en charge psycho sociale et médicale ;
  • la réinsertion socio économique des victimes et
  • la recherche opérationnelle.
Au Niveau Mondial (Source ONU)
133 millions de filles et de femmes subissent encore l’excision dans les pays d’Afrique et du Moyen-Orient
  • 2,6 milliards de femmes dans le monde subissent les violences conjugales
  • 700 millions de filles sont mariées avant l’âge de 18 ans
  • Seulement 52 pays dans le monde considèrent le viol conjugal comme un délit
Genèse de la commémoration du 25 Novembre
Le 25 novembre 1960, sur une route de montagne en République Dominicaine, alors qu’elles allaient rendre visite à leurs maris emprisonnés, elles furent massacrées à coups de gourdin par la police secrète, replacées dans leur jeep puis jetées dans un ravin. Personne, bien sûr, sur l’île, ne crut à cet « accident ». Les soeurs Mirabal étaient devenues les héroïnes de tout un peuple et, curieusement, le 30 mai 1961, le dictateur – qui ne manquait pas de bonnes raisons de s’en prendre une – fut assassiné.
Le 17 décembre 1999, par sa résolution 54-134 L’ONU vota une résolution désignant la date anniversaire de leur mort, le 25 novembre donc, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Lire la suite ici https://www.causette.fr/le-mag/numero-47.html
Comment lutter contre ce fléau
  • L’information
  • La sensibilisation
  • Le plaidoyer
  • Le respect des lois donc la lutte contre l’impunité
  • Le respect des conventions
Par Fatoumata Chérif
Coordinatrice de #FemmeVision2030
Hashtag Officiel : #FemmeVision2030
Signer la pétition ici : http://bit.ly/2fG0b2w
Envoyez le lien de vos différentes publications ORANGE à femmevision2030@gmail.com
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